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La survivance de la tradition de bouche à oreille

Publié le 28 juin 2008 par Robert Richard

Gazette outre Atlantique

Article Robert Richard paru en deux parties dans le Trad’Magazine N° 101 (mai-juin 2005) et N° 102 (juillet-août 2005). Mise en forme avec la collaboration de Patrick Plouchart.

La survivance de la tradition de bouche à oreille de la chanson et du conte populaire en Acadie
Par Robert Richard
(1ère Partie, N° 101)

RICHARD, ROBERT, né le 13 novembre 1964 à Richibouctou (N.B), fils cadet d’une famille de deux enfants, des parents Yvon J.W. Richard et Roberta Daigle, depuis 1994, Robert habite avec son épouse Mélissa, le village de Robertville (N.-B.). En 1993, il a obtenu un baccalauréat spécialisation en service social de l’Université de Moncton. Il a occupé divers emplois comme fonctionnaire et travailleur social au sein de la fonction publique fédérale et provinciale ainsi que dans le domaine de la recherche notamment au Village historique acadien de Caraquet. Recherchiste dans la production du film Durelle (2003) produit par l’Office national du film du Canada et Productions Phare-Est inc. Il poursuit des travaux de recherche exhaustifs qui touchent au folklore et à l’histoire orale des Acadiens et Acadiennes de sa région natale.

Robert, lecteur de Trad’Magazine d’Outre Atlantique, a voulu participer à la rédaction, en nous envoyant une partie de ses recherches sur la survivance de la tradition orale de son pays… laissons-le vous la conter…

En 2005, l’Acadie soulignera sur un ton différent de celui de 2004 le 250e anniversaire de la déportation du peuple acadien. La déportation n’a pas réussi à enrayer la survivance de traditions et de coutumes archaïques françaises transmises de bouche à oreille depuis le XVIIe siècle et les migrations subséquentes à 1604 n’ont point nécessité le transport de gigantesques bibliothèques pour contenir ce patrimoine immatériel qui a les particularités d’être invisible et intangible. Depuis plusieurs siècles, la transmission directe de ce savoir s’était faite par la répétition de la parole et du geste. Heureusement, le maintien de ces faits de folklore avait permis une douce migration vers le Nouveau Monde. Un bel exemple de cette survivance serait celle de l’Acadienne Séraphie Daigle-Martin de Richibouctou (Nouveau-Brunswick) qui avait su s’approprier d’un immense répertoire de chansons et de contes traditionnels et cela par la transmission directe avec toutes les structures et pratiques anciennes.

Évidemment, au fil des siècles, les répertoires de chansons et de contes traditionnels s’étaient imprégnés des nouvelles réalités du contexte nord-américain, notamment par la composition de la complainte locale comme dans l’exemple de la chanson Le désastre de Baie-Sainte-Anne (mort en mer de 35 pêcheurs dans une tempête, en juin 1959). Dans toute l’Acadie, comme ailleurs au Canada français, les moyens de communication, la culture écrite et les divertissements du monde moderne allaient progressivement remplacer l’auditoire des chanteurs et des conteurs traditionnels. L’arrivée de la radio dans les années 1930 et de la télévision dans les années 1950 aurait eu comme conséquence de briser ce mode de transmission ancien. Ce savoir et cette pratique populaire originaires du Centre-Ouest de la France, étaient voués à la disparition. Séraphie Daigle-Martin n’était pas à l’abri d’une telle expression, par contre son grand plaisir de chanter et de divertir, ainsi que sa mémoire exceptionnelle, allaient lui permettre de conserver son répertoire.

Née le 29 septembre 1912, Séraphie Daigle-Martin est la sixième d’une famille de sept enfants. Sa famille vivait dans le village de Baie-Sainte-Anne qui avait été établie vers 1786 sur la côte est du Nouveau-Brunswick. Des Acadiens de la déportation s’y étaient réfugiés et devinrent les premiers colons de Baie-Sainte-Anne. En 1812, Mgr Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec rapportait dans son journal de voyage : « … Les 26 familles établies en cet endroit, sont du nombre de celles qui savent se contenter de peu… Elles ont néanmoins deux suppléments à l’infécondité de leurs terres. La première est la pêche du hareng, assez abondant pour la provision annuelle de chaque habitant. Le second est le pilotage des vaisseaux européens dans la baie et la rivière Miramichi…. ». Aujourd’hui, Baie-Sainte-Anne comprend une population rurale qui dépasse de peu 1 900 personnes qui s’expriment majoritairement en français, qui dépend surtout du travail saisonnier dans les domaines de la pêche et de la récolte de la tourbe. Au fil des siècles, Baie-Sainte-Anne a subi l’influence de l’immigration avec l’arrivée de Portugais, d’Irlandais, d’Anglais et d’Écossais dans le milieu avoisinant.

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Édith Butler : Chanteur-compositeur acadienne

Publié le 20 juin 2008 par Robert Richard

Édith Butler

«… Elle chante des complaintes, la vieille France et du rock… »
FRANCE
France-Soir
Monique Prévot

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Bouton d’or Acadie

Publié le 19 juin 2008 par Robert Richard

«… À sa création au cours de l’été 1996, Bouton d’or Acadie s’est donné le mandat d’offrir une littérature jeunesse de qualité et de contribuer à l’élargissement de la littérature acadienne… ».

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Journées mondiales du conte – 14-20 mars 2008

Publié le 11 mars 2008 par Robert Richard

Communiqué de presse
Services des communications
Université de Moncton

Dans le cadre des Journées mondiales du conte, du 14-20 mars 2008,
le Centre d’études acadiennes et le Musée acadien de l’Université de Moncton, en partenariat avec la Nuit internationale du conte en Acadie (NICA),
présentent une soirée de contes pour adultes intitulée « Ça me dit de conter »

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avec les conteurs
Alfred Leger |
Nelson Michaud | Yvette Pitre
Robert Richard | Anita Savoie | Sandrine Chanfreau

Quand : Le jeudi 20 mars 2008 à 19 h
Où : Musée acadien, Pavillon Clément-Cormier, Université de Moncton
Moncton, Nouveau-Brunswick (Canada)
Information | Billets : 1 (506) 858-4724
En vente à la porte au coût de 10 $ pour adultes et 7 $ pour étudiants

Carte du campus de Moncton

Les salles d’expositions du musée seront ouvertes et un léger goûter sera servi.

Pour tous renseignements et billets, communiquez avec :

Robert Richard
Archiviste en ethnologie acadienne

Centre d’études acadiennes
Université de Moncton
Moncton, Nouveau-Brunswick E1A 3E9 (Canada)
Tél. : 1 (506) 858-4724
Fax : 1 (506) 858-4530
Courriel : robert.richard@umoncton.ca
http://www.umoncton.ca/etudeacadiennes/centre/cea.html

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L’Acadie à L’honneur!

Publié le 16 décembre 2007 par Robert Richard

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Les Dimanches du conte sont présentés au Sergent Recruteur
4801, rue St-Laurent – Montréal, Québec

10 $ contribution volontaire suggérée
Pour réservations :
Tél. : (514) 287-1412

Dimanche 16 décembre 2007 – 19 h 30
L’Acadie à l’honneur NicAcadie.com

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Anita Savoie, Yvette Pitre, Dominique Breau et Nelson Michaud viennent nous raconter le Pays acadien avec l’accent volontaire de ceux qui ont traversé le temps malgré le Grand Dérangement. De l’eau qui danse aux taches blanche du soleil en passant par la fée des castors et le diable de la Baie-des-Chaleurs, notre quatuor met l’Acadie dans tous ses états.

Les Dimanches du conte sont animés par
Jean-Marc Massie et présentés par

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Renseignements :
Tél. : (514) 277-9084, Fax : (514) 277-2039
diablevert@arobas.net

Resto-bar, le Sergent recruteur offre une impressionante variété de bières et de pizzas maison.

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Les Contes des Mardis-Gras

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Ce sont des veillées de contes d’aujourd’hui comme on les vivait jadis :

sur le bord du poêle à bois, avec un p’tit verre à la main,
pour le plaisir d’être ensemble et de se faire conter des histoires!

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Mardi 18 décembre 2007 – 19 h 30

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Contes d’Acadie NicAcadie.com avec
Nelson Michaud, Yvette Pitre, Anita Savoie, Dominique Breau
et, votre hôte et conteur, André Lemelin.

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Les veillées de contes se déroulent
chez André Lemelin – dès 19 h 30
Quartier Rosemont-Petite-Patrie, Montréal (Québec)
Sur réservation seulement : (514) 276-1278

Contribution volontaire suggérée : 10 $
Environnement libre de fumée de tabac
2 chats à la maison (apportez vos antihistaminiques)

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